Titans – Saison 2 : « Dynastie » super-héroïque

Dire notre impatience pour cette saison 2 de Titans serait un euphémisme. La première saison est un plaisir coupable pour fans de comics books avec son univers soigné et son arc narratif plutôt bien agencé. Le début de cette saison 2 s’accroche justement au twist de cette dernière mettant le groupe de super-héros face au père de Raven, démon au potentiel de big boss pour ce chapitre 2 comptant 13 épisodes. Mais il n’en sera rien, car le premier épisode se révèle être l’épilogue mal troussé de la première saison. Et ce, avec le style frissonnant de Mortal Kombat – Destruction Finale, nanar des 90′, le père de Raven se transformant en un démon se rapprochant bizarrement de Goro, éliminé en deux/trois mouvements par sa fille.

Retour donc au point de départ, à San Francisco plus précisément dans la tour des Titans. La (longue) histoire de cette deuxième saison se jouera autour du passé des Titans premiers du nom avec Wonder Girl, Robin, Hawk, Dove et Aqualad. Deathstroke en est le grand méchant emmenant avec lui sa petite famille. Cette nouvelle salve d’épisodes est une languissante épopée entre passé, présent et futur où les Titans vont se séparer puis se reformer, telle une famille en crise.
Une deuxième saison sous forme de soap pour super-héros qui arborent rarement leurs costumes pour mieux enchaîner les interminables séquences de remises en cause de leurs conditions de héros, leurs relations de couple et leurs amitiés.
La moitié de cette nouvelle saison, disponible sur Netflix depuis le 10 janvier 2020, brasse du vent revenant sur le passé torturé du premier groupe, se focalisant sur l’entraînement strict des recrues puis voit l’apparition de Bruce Wayne sous les traits de Iain Glen (Game of Thrones). Des épisodes flashback qui ralentissent le rythme d’une saison de remplissage où l’on attend inlassablement une cohésion, mais surtout à savoir quel arc concret faisons-nous face. La saison 2 a bien de mal à se définir donnant l’amère impression de bricoler et tester avant de trouver son rythme dans les derniers épisodes.

Suite à une douloureuse séparation du groupe à cause des mensonges remontant du passé et fissurant la confiance des héros envers Dick Grayson, chacun se promène dans son coin, quand Gar reste à la tour avec SuperBoy et Krypto, avant de se faire enlever par Cadmus Laboratories. Cette dernière est une société dirigée par Lex Luthor, dont on ira fouiner l’enfance grâce à SuperBoy dans l’épisode 6 consacré, avec un petit tour inavoué à Smallville. Un épisode détour pour gagner du temps avant l’épisode 8 consacré à Jericho, fils de Deathstroke, qui sympathisera avec les Titans ancienne formule.
La suite reprendra son cours avec Dick s’envoyant tout seul en prison comme punition et pour une cure de confiance en soi (la grosse blague !) avant que le groupe se retrouve comme par magie pour affronter Deathstroke et mettre fin aux agissements de Cadmus Laboratories ayant fait des expériences bien dégueulasses sur Gar (introduction de Saw 4) et ayant reprogrammé SuperBoy. 

La saison 2 de Titans se conclut avec soin et efficacité au cœur d’une fête foraine laissant entrevoir le tableau d’un groupe sûr de leurs forces et prêt enfin à dévoiler le véritable potentiel de leurs aventures. On y retrouve le plaisir promis dans la première saison, les héros assumant enfin leurs statuts tout en ayant retrouvé une cohésion de groupe qui fait leur force. Reste donc une année à attendre pour finalement découvrir si la série officielle des Titans par/pour le DC Universe de la Warner Bros est une dédit en bonne et due forme ou simplement une série forte, plaisir coupable pure pour une niche cible, qui aura eu besoin de passer par une saison 2 lâche pour s’assumer au cœur d’une saison 3 commandée et attendue.

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