Édito – Semaine 17

Luttant pour trouver un modèle économique viable, les plateformes de streaming sont actuellement en train de revoir certaines de leurs approches. Désormais, la pub a fait son apparition chez Netflix et chez Amazon Prime Vidéo (pour ne plus en voir, ce n’est pas compliqué, il suffit… de payer un petit supplément) mais cela ne suffit pas forcément. D’où la décision récente de Netflix de produire moins de films et surtout moins de gros budgets (pour rappel les gros ‘’blockbusters’’ de la plate-forme comme Red Notice ou The Gray Man ont coûté la bagatelle de 200 millions de dollars) tout en affichant au passage sa volonté de réduire le salaire des acteurs et de le baser sur un pourcentage en fonction de l’audience rencontrée par le long métrage au moment de sa sortie.

Quand on voit le peu de bons films maison que Netflix a produit (surtout du côté de leurs blockbusters, qui se ressemblent tous tristement), cette politique a de quoi enthousiasmer.  Produire moins pour produire mieux, revenir à des budgets moyens (quasiment disparus du paysage cinématographique américain, à quelques exceptions près comme le Civil War d’Alex Garland), voilà qui nous semble sain, à la fois judicieux sur le plan économique et sur le plan artistique. On accueille donc cette décision avec un certain enthousiasme (si ça pouvait leur éviter de filer des chèques en blanc à Zack Snyder pour qu’il nous ponde les pires films de sa carrière, ce serait pas mal) tout en restant à l’affût de ce qu’ils pourraient produire. Tant que cela permet à David Fincher ou Guillermo Del Toro de continuer à faire des films même quand les studios ne veulent pas d’eux, nous sommes évidemment preneurs…

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