Justice League – Crisis on Infinite Earths : Le début de la fin

L’univers animé est depuis bien longtemps une institution chez DC Comics. Contrairement à Marvel, DC Comics accorde un grand soin à ses adaptations animées. Souvenez-vous de la claque Batman contre Le Fantôme Masqué : le chevalier noir a toujours été le porte-étendard de ce pôle du studio, notamment avec en fil rouge sa fameuse série animée dont le film sus-cité était un prolongement, de la même façon que Sub-Zéro quelques années plus tard.
Au creux des années 2000, DC Comics a pris à bras-le-corps la possibilité de développer un univers animé distinct avec une ligne de longs métrages sortant directement en vidéo. Utilisant comme point d’ancrage son catalogue sans fond et ses titres phares, DC a bien évidemment adapté Batman avec Year One, The Killing Joke et tous les fameux titres autour du Dark Knight. Superman n’a point été en reste tout comme Wonder Woman avec trois titres ou encore Green Lantern.
 Avec la sortie récente de Crisis on Infinite Earths, DC Comics entame la fin de son second cycle de long métrage baptisé TomorrowVerse ; s’ensuit une nouvelle équipe créative pour une perspective inédite dans l’approche des histoires, mais surtout dans celle du style graphique. Sans vouloir jouer les grands connaisseurs en matière d’animation nous laisserons bien volontiers la parole aux autres… mais concernant l’univers en lui-même, c’est toute autre chose !

Crisis on Infinite Earths vient conclure l’arc TomorrowVerse débuté au tournant des années 2020 avec Man of Tomorrow consacré à Superman. Une série de films s’ensuit, se focalisant sur chacun des héros phares du catalogue, parmi lesquels figurent Batman avec Un Long Halloween ou Green Lantern avec Beware My Power. Avec la sortie de l’adaptation d’un des plus célèbres arcs DC Comics dans les années 1980, nous en apprenons un peu plus sur les intentions de ces divers films développant une nouvelle approche des superhéros, mais surtout l’alignement des petits indices disséminés ici ou là dans les différents films, indices envers lesquels nous n’avions pas prêtés attention au point d’en avoir parfois totalement oublié l’existence. Il faut avouer que ce nouvel arc n’est pas des plus folichons. La barre était placée si haute avec la première phase de films étalée sur près de quinze ans que cette deuxième série peine à totalement nous accrocher. Il n’est point fun de tout reprendre depuis le début et de devoir se familiariser avec les sempiternels superhéros que nous connaissons déjà par cœur, dans les moindres détails. Certes, nous avons conscience que les films s’adressent à une nouvelle génération, mais n’oublions pas que la cible principale reste les fans de la première heure qui se ruent « Day One » sur les DVD et Blu-Ray.

Avec Crisis On Infinite Earths c’est autour de Flash d’être mis en avant après son introduction dans Justice League World War II. L’histoire coupée en deux parties se concentre sur le personnage et reprend son histoire complète, nous promène dans les grands moments de la vie de Barry Allen tout en le faisant voyager au cœur du Multivers. Il va être ainsi le témoin de l’anéantissement des différentes Terres. Soutenus par les Justice League locales, les multiples héros vont tout faire pour arrêter l’extinction des univers.

Avec cette première partie, on retrace la vie de Flash au fil de ses échappées dans le multivers. Sa relation avec Iris est le point névralgique de l’histoire, de leur rencontre au restaurant jusqu’à leur plus tendre vieillesse. Flash demeure l’élément central du film, avec sa capacité véloce lui permettant de voyager et de pouvoir agir sur les différentes Terres. Pour les plus pointus qui suivent les diverses déclinaisons du catalogue DC Comics, Crisis on Infinite Earths fut le point d’orgue du ArrowVerse avec un crossover fantastique entre toutes les séries alors en cours. Ce fameux arc n’a donc pas encore fini de donner des envies aux créateurs, il ne manque plus que le cinéma – malgré la piètre tentative avec The Flash.

La première partie qui nous intéresse ici est une tentative louable. Le problème réside dans notre opportunité à avoir suivi tous les films précédents et de potentiellement les avoir revus pour l’occasion. Vue la piètre qualité de certains films, c’était au-dessus de nos forces. Heureusement un module bonus sur le Blu-Ray permet un rattrapage express, car nous pourrions être rapidement perdus avec le retour de certains personnages, des clins d’oeil à des séquences des longs métrages précédents et son lot de liens directs. Il n’est vraiment pas évident de s’y retrouver parfois.

Si vous avez suivi le TomorrowVerse depuis le début avec assiduité, vous allez être aux anges de pouvoir enfin avoir le début du fin mot de l’histoire. La partie 2 ne devrait pas tarder à être disponible pour enfin conclure un arc mi-figue mi-raisin. Les jaquettes ont toujours attiré l’oeil avec ses personnages iconiques à l’image des couvertures de certains comics. Mais une fois lancée – et ce contrairement à l’arc précédent – la déception était de mise. Reprenant une énième fois depuis le début des origines du catalogue DC avec des adaptations par forcément à la hauteur outre les deux parties d’Un Long Halloween, ce TomorrowVerse se conclut avec une crise servant plus de mise en avant et de développement à Flash que l’éclatement iconique d’un arc suivi depuis des années. L’équipe créative a voulu aller trop vite en déboussolant les fondations, mais surtout les attentes vers un titre réputé et attendu.

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