Édito – Semaine 18

On vous parlait la semaine dernière de Netflix et de sa décision d’arrêter de produire des films à trop gros budget, la vision de la deuxième partie de Rebel Moon a confirmé dans la rédaction qu’il fallait effectivement que ça cesse au plus vite. Échec artistique total, détruisant le peu de foi qu’il nous restait en Zack Snyder (duquel nous aimons beaucoup certains de ses films, comme L’armée des morts ou Watchmen), la suite de Rebel Moon est sortie sur Netflix sans trop de publicité, comme si la plate-forme elle-même était consciente du désastre (même si bon, il fallait peut-être lire le scénario avant pour anticiper la débâcle). Les premiers chiffres reçus sur les visionnages du film semblent confirmer son échec et à ce stade, seul Snyder lui-même semble encore croire à la possibilité de faire une troisième partie (car ce petit malin avait vendu le projet comme un diptyque mais a décidé de teaser une suite…)

On se demande bien ce qui est passé par la tête de Netflix en produisant Rebel Moon sur la seule foi d’avoir dans son catalogue le ‘’Star Wars de Zack Snyder’’. Jamais le cinéaste n’a semblé être autant en roue libre, débitant des arguments imparables pour défendre ses choix artistiques tels que ‘’la slow-motion c’est cool’’ ou ‘’vous allez voir, la director’s cut sera bien car il y a plus de sexe et de sang’’. On croirait entendre un ado de 15 ans décidé à faire ses films. Et si Snyder n’a jamais brillé par sa subtilité, ses œuvres précédentes avaient le mérite d’offrir à ses spectateurs quelques grilles de lectures complexes (Watchmen, la director’s cut de Batman v Superman) allant au-delà du simple divertissement turbo-débile avec des gros flingues et des ralentis à chaque séquence. Personne chez Netflix ne semble donc avoir pris la peine de lire le scénario de l’ami Zack qui convoque des références écrasantes sans faire exister ses personnages une seule seconde, un comble pour deux films atteignant en tout une durée d’un peu plus de 4h… On vous laisse lire la critique détaillée de notre cher Anthony sur le second opus, lui qui avait déjà subi le premier et qui nous a clairement fait comprendre qu’il ne serait pas au rendez-vous pour la director’s cut et l’éventuelle suite, nos rédacteurs ayant vraisemblablement une limite à leur masochisme.

Tout ça pour vous dire qu’il est effectivement grand temps de produire moins de gros films nuls et de canaliser un peu plus certains cinéastes, la carte blanche, on l’a vu, n’est pas forcément bonne pour tout le monde…

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