Nowhere : Enfants de pu(ri)tains !

Fiche technique :

  • Réalisateur : Gregg Araki
  • Casting : James Duval, Sarah Lassez, Beverly d’Angelo, Nathan Bexton, Christina Applegate, Rachel True, Chiara Mastroianni, Debi Mazar, Kathleen Robertson, Jordan Ladd, Traci Lords, Rose McGowan…
  • Genre : comédie noire, teen-movie punk, satire sociale.
  • Compositeur : morceaux choisis de Slowdive, Marilyn Manson, Radiohead, Massive Attack, The Chemical Brothers…
  • Date de sortie : 17 septembre 1997 (France)
  • Durée : 82 minutes
  • Pays : États-Unis

Synopsis :

Dans la température ambiante « moins que zéro » de son intimité le jeune Dark Smith se caresse sous les vapeurs d’une douche domestique accompagnées du tube Avalyn II du groupe Slowdive. Générique explosif et éthéré tout à la fois, brusquement interrompu par une mère flanquée d’un masque aux vertus hygiéniques certaines, cognant à la porte de la salle de bains sans vergogne ni préavis. Bienvenue dans l’univers complètement dingue de Nowhere, cauchemar acidulé au coeur duquel se télescoperont toute une ribambelle d’adolescents hétéros, homos mais surtout fièrement queers, des stars du petit écran littéralement psychopathes et des princesses maltraitées, des figures de magazine aux poitrines éhontément avantageuses et des teenagers complètement défoncés : un sitcom non-sensique et multicolore aux allures de film de science-fiction malade et follement mutable, une dérive nihiliste sans retour…

Notre avis :

Un délire littéralement haptique et foncièrement excessif : Nowhere constitue certainement l’une des réussites majeures du Cinéma pop et amoral de Gregg Araki. Portrait au vitriol d’une Amérique empruntant les traits des dystopies SF du Cinéma de John Carpenter (They Live en tête, que l’auteur de The Doom Generation ne manquera pas de citer tacitement dans une coda graphiquement époustouflante, ndlr) cette version orgiaque voire écœurante de la série TV très 90’s Beverly Hills n’en finit pas de nous perdre dans un maelstrom visuel et musical tout simplement étourdissant, partageant avec le Cinéma de Larry Clark le goût pour les chocs sensoriels et l’adolescence désœuvrée de premier ordre. Une véritable descente aux enfers s’affranchissant de toute morale préconçue et de tout bon goût consensuel. Nowhere est un authentique bad trip à l’écriture cinématographique incomparable.

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