Édito – Semaine 50

Les fêtes de la Nativité de Jésus et du Nouvel An 2024 arrivent à grands pas, et le Cinéma et ses nombreux disciples continuent de mener leur petit bonhomme de chemin. Juste avant la sortie du très attendu Les Trois Mousquetaires : Milady la rédaction de Close-Up a eu la chance de découvrir quelques jolies surprises, telles que Soudain Seuls réalisé par Thomas Bidegain (scénariste fétiche de Jacques Audiard, ndlr), un survival d’honnête facture intégralement tourné dans les contrées islandaises et promettant pour seules têtes d’affiche Gilles Lellouche et Mélanie Thierry ou encore le remarquable Bâtiment 5, second long métrage de Ladj Ly transformant admirablement l’essai suite au choc que constituait Les Misérables voilà désormais quatre ans…

Mais le Cinéma – intarissable vivier d’images en tous genres et de toutes sortes – se compose aussi de sons et de musiques, authentique Art-somme au diapason des formes créatrices les plus lyriques et les plus imaginatives. Quelle plus belle occasion de célébrer la musique de film que d’avoir assisté le week-end du 3 décembre de cette fin d’année au concert de John Williams, compositeur fidèle de l’incontournable Steven Spielberg mais aussi de la saga des Harry Potter entamée avec le premier chapitre réalisé par Chris Columbus il y a maintenant plus de vingt ans ? Moment de délectation et de bouleversement émotionnel peu banal l’évènement sus-cité fut l’instant propice à redécouvrir quelques uns des plus beaux thèmes de l’Histoire du Cinéma, revenant principalement sur les morceaux ayant fait la gloire du célèbre musicien et chef d’orchestre : Star Wars, Indiana Jones, Les Dents de la Mer, Jurassic Park, Hook, Superman ou encore le solo de violon élégiaque et inoubliable de La Liste de Schindler… Une soirée qui fut pour Close-Up Magazine une véritable « madeleine de Proust », l’un de ces chavirements sensoriels et auditifs inoubliables savamment dirigé par Matthias G. Kendlinger et son orchestre symphonique de renom.

Trois semaines avant Noël la rédaction est donc retombée directement en enfance, visualisant – les yeux embués de larmes de joie et à l’entente de la philharmonie sus-citée – les gigantesques diplodocus contemplés par Sam Neill et sa petite famille au début des années 90, les tribulations baroudeuses d’un Harrison Ford chevauchant les plaines désertiques des périphéries du Canyon du Croissant de Lune au sortir de la Dernière Croisade ou encore les plages infestées de requins de l’île d’Amity… Un concert de près de deux heures de cordes saillantes et lancinantes, de vents tonitruants et de percussions faramineuses, nous donnant – à l’image du ravissant et indémodable Flying Theme de ET : L’extra-terrestre – l’impression de littéralement décoller du sol le temps d’un moment privilégié de Septième Art de très haute volée. Bouleversant.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*