Circus Maximus : l’hypo-drone de Travis Scott

Fiche technique :

  • Réalisateurs : Travis Scott & Harmony Korine, Nicolas Winding Refn, Gaspar Noé, Valdimar Jóhannsson, etc…
  • Casting : Travis Scott, Travis Scott, Travis Scott et encore Travis Scott…
  • Genre : film collectif, film musical, egotrip…
  • Compositeur : Travis Scott
  • Date de sortie : 26 juillet 2023 (États-Unis)
  • Durée : 76 minutes
  • Pays : Islande, Nigeria, Danemark, France et Italie.

Synopsis :

Le programme s’ouvre sur les régions montagneuses d’une Islande débarrassée du genre humain… à l’exception du rappeur Travis Scott déambulant par-delà les anfractuosités rocheuses d’un repaire logiquement désaffecté, décorum simplement noyé dans le beat obsédant et répétitif du chanteur à la voix saturée par un vocoder à couper au couteau… S’ensuivra la quête mystique et existentielle de la star sus-citée ainsi qu’une petite poignée de segments filmiques, chacun étant réalisé par un cinéaste différent. La dernière demi-heure du collectif se déroulera au coeur du Circus Maximus, l’hippodrome antédiluvien de la ville de Rome ici revisité en gigantesque backstage et/ou arène spectaculaire tenant lieu de plateau. Circus Maximus, projet dans l’air du temps parfaitement mercantile, est surtout prétexte à couvrir la sortie du quatrième et dernier album de Travis Scott paru dans la foulée : Utopia.

Notre avis :

Egotrip complètement vain, grossièrement hétéroclite et passablement mal branlé le collectif Circus Maximus constitue certainement l’une des plus grosses arnaques audio-visuelles éprouvées depuis fort longtemps. Sur le principe de solliciter quelques-uns des cinéastes les plus singuliers du Cinéma contemporain (et en l’état seul le clip imperturbablement stroboscopique et fragmenté du franco-argentin Gaspar Noé témoigne d’une réelle originalité plastique… segment néanmoins exsangue de toute substance véritable in fine, ndlr) Travis Scott se repose affreusement sur un flow certes parfois impressionnant mais dont la mise en image et en lumière semble avoir été produite dans le plus implacable des pilotages automatiques. Avec trois fumigènes, une petite dizaine de spots électriques, un drone en roue libre complète et zéro réflecteur Travis Scott s’astique le nombril sans vergogne ni franche motivation, perdu dans la platitude d’un cirque étrangement déserté. C’est nul, tout simplement.

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