All Hallow’s Eve : De l’autre côté du poste…

Fiche technique :

  • Réalisateur : Damien Leone
  • Casting : Mike Giannelli, Katie Maguire, Cole Mathewson, Sydney Freihofer, Kayla Lian (segment The 9th Circle), Catherine A. Callahan (segment Alien), Marie Maser (segment Terrifier)
  • Genre : slasher, torture porn, film à sketches…
  • Compositeur : Noir Deco
  • Date de sortie : 29 octobre 2013 (DTV)
  • Durée : 83 minutes
  • Pays : États-Unis

Synopsis :

Veille de la Toussaint – de nos jours. Au numéro 237 de la rue d’un quartier résidentiel américain la jeune baby-sitter Sarah garde un peu paresseusement Tia et Timmy, le tout dans l’intimité d’un salon jalonné de friandises. Tandis que Tia semble absorbée par le flot virtuel de son téléphone portable Timmy regarde – dans une sorte de plaisir malin et interdit – La Nuit des Morts-vivants de Romero sur le poste de télévision trônant au centre du living-room. Alors que Sarah souhaite un peu vainement couper court aux programmes un rien débilitants des deux enfants afin d’aller les coucher en bonne et due forme la jeune femme tombe un peu par hasard sur une étrange VHS non identifiée, perdue parmi l’amas de bonbons et de chocolats jonchant le sol. Intriguée, à l’instar des enfants, Sarah active le magnétoscope dans l’espoir de trouver une raison à ce drôle de cadeau, plein de belles promesses horrifiques et empoisonnées…

Notre avis :

Ce qui n’aurait pu être qu’un vulgaire film à sketches devient – par la dimension quasiment ubiquitaire de son antagoniste – une petite séance de malaise grotesque et rémanent. Composé de trois segments plus ou moins réussis (le point d’orgue restera sans nul doute le fracassant Terrifier, court métrage mettant en scène le simiesque Art le clown duquel Damien Leone tirera un long métrage pleinement atmosphérique et savamment hideux ainsi qu’une suite, ndlr) All Hallow’s Eve est un programme de facture plus qu’honorable aux jointures narratives habilement solides doublée d’une perversité paroxystique. Si le segment central (Alien) fait légèrement figure de ventre mou le tout premier (The 9th Circle) parvient à nous scotcher sous ses allures de torture-porn scénaristiquement indigent mais visuellement prometteur. Criard, craspec et délibérément grand-guignol l’univers proposé par Damien Leone nous convie là au plus dégénérescent des délires cinématographiques, sans moral ni (ré)confort. Pour public averti.

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