Édito – Semaine 49

On vous faisait part la semaine dernière de notre joie à l’idée de retrouver le PIFFF, festival que nous suivons depuis nos débuts avec beaucoup d’amour. Alors que le festival bat son plein et que nous avons fait un point d’honneur à ne manquer aucune des festivités (aucune sauf la nuit du samedi à dimanche, désolé mais à l’approche de la trentaine nous mettons une semaine à nous remettre d’une nuit blanche, seul Mathieu a tenté le coup et depuis il carbure au café l’air hagard), le sommeil se fait rare, la nourriture saine aussi (Aymeric enchaîne les sandwiches triangle de chez Daunat, les burgers constituent notre repas quotidien et nous n’avons encore jamais vu Thomas se nourrir, confirmant nos théories autour de sa nature vampirique) mais cela ne nous empêche pas d’enchaîner joyeusement les séances avec le plaisir d’avoir une bonne partie de la rédaction à nos côtés et de profiter d’un festival qui se veut festif, enchaînant les séances surprenantes et les choix singuliers avec une belle richesse.

C’est ainsi que nous avons pu revoir Mad God (déjà découvert à L’étrange festival), plongée dans l’inconscient (terrifiant, soit dit en passant) de Phil Tippett mais aussi découvrir de sacrées pépites comme seule la programmation du PIFFF pouvait nous les offrir ! En effet, hormis Veneciafrenia en ouverture, nouveau long métrage d’Alex De La Iglesia généreux mais parfois foutraque, aucun film ne nous a déçu pour le moment. Nous attendions certains avec impatience (The Sadness, proposition violente et sans pitié qui nous mis la claque attendue et Ebola Syndrome pour une séance tout à fait savoureuse) mais les autres films sélectionnés, si l’on passe évidemment outre la jolie sélection de films français accompagnés de leurs réalisateurs venus les présenter (La cité des enfants perdus, Seul contre tous, Innocence, Dobermann, Le Convoyeur), nous étaient totalement inconnus et à vrai dire nous n’en attendions pas grand-chose ce qui a renforcé la surprise à chacune de nos découvertes.

Autant vous dire qu’entre la proposition animée Absolute Denial, vertigineuse réflexion sur l’intelligence artificielle et Comrade Drakulich, film hongrois offrant une lecture très réjouissante et très personnelle du mythe du vampire, nous étions déjà bien partis. C’était sans compter sur Bull, assurément la grosse claque de ce festival, revenge movie où un Neil Maskell particulièrement féroce et laissé pour mort par son ancien patron, revient se venger avec la même efficacité et la même détermination qu’un Terminator. Festival azimuté, le PIFFF nous a également offert Stéphane, seul film français de la compétition qui voit un jeune réalisateur ambitieux rencontrer un drôle de personnage décidé à l’aider à faire un film ainsi que Wyrmwood : Apocalypse totalement déjanté, sorte de Mad Max : Fury Road avec des zombies dopé à la nitroglycérine, film épuisant mais parfaitement réjouissant, poussant loin son délire. Alors qu’il ne nous reste plus que deux jours pour profiter du festival (comme le temps passe vite), nous espérons encore nous prendre quelques électrochocs en pleine figure mais déjà nous pouvons le dire : nom de Zeus, que le PIFFF nous avait manqué !

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