Mortal Kombat Legends – Battle of the Realms : Fatalité !

Une année après la sortie de Mortal Kombat Legends : Scorpion’s Revenge, Warner Animation produit une suite directe baptisé Battle of the Realms. Alors que la guerre entre les mondes fait rage, le seigneur Raiden accepte la tenue d’un nouveau tournoi Mortal Kombat pour décider du sort du Royaume de la Terre face à l’Outre-Monde. Liu Kang, Sonya Blade, Johnny Cage et Rayden feront partis des combattants du Royaume de la Terre, accompagnés de trois nouveaux alliés, Jax, Striker et Kung Lao. Battle of the Realms est dorénavant disponible en vidéo chez Warner Bros, un nouveau long-métrage qui s’adresse directement aux fans ravis de retrouver tous les ingrédients faisant le sel de la franchise.

Avec ce parti-pris « Legends », on peut craindre la formule un film = un personnage. Le premier opus s’intéresse aux origines du Scorpion. Battle of the Realms s’ouvre sur les origines de Liu Kang par une introduction ultra-violente. Une violence décuplée dans ce nouveau long-métrage dont l’ouverture est l’excuse au développement de l’intrigue principale inhérente à la franchise de Mortal Kombat. Ce nouvel animé reprend la guerre entre les différents royaumes de l’univers du jeu vidéo déjà évoqué dans Destruction Finale, séquelle nanardesque au Mortal Kombat de Paul WS Anderson. Depuis le retour en grâce du jeu vidéo sur les différentes plateformes, Mortal Kombat profite de sa popularité pour explorer d’autres horizons entre un nouveau long-métrage pour le cinéma et une exploitation animée par l’ancienne équipe créative responsable des films autour du catalogue DC Comics. Battle of the Realms est ainsi réalisé par Ethan Spaulding à qui l’on doit Le Fils de Batman, Assaut sur Arkham ou Le Trône de l’Atlantide. Réalisateur de Scorpion’s Revenge, il garde la main pour cette suite ultra-violente rassasiant les fans hardcores du jeu vidéo.

Battle of the Realms se lâche sur le gore s’affranchissant des contraintes liées à la censure (contrairement à sa version à destination du cinéma) pour un enchaînement de « Fatality ». D’une incongruité permanente, la mise en scène ressuscite les personnages clés quand certains guérissent d’une séquence à une autre. Brisé lors d’un combat (cuisse tranchée/Colonne vertébrale fracturée), le personnage (Sonya Blade/Johnny Cage) supporte son partenaire pour le combat suivant sans la moindre souffrance. Suite d’invraisemblances, mais plaisir coupable pur, Battle of the Realms peut perdre le chaland avec l’accumulation des personnages. Entre résurrection et apparition, la seule vision des films précédents ne suffira pas forcément pour saisir l’étalage pornographique du catalogue débloqué pour l’occasion. Les références nous échappent tout comme les clins d’oeil ou l’apparition de personnages tertiaires, chairs à combat pour du gore, toujours plus de gore. 

Film boucher/charcutier, la dernière partie de Battle of the Realms trouve de la combativité. Liu Kang se transforme en « Sheiron » (dragon mythique de Dragon Ball Z) dont la conclusion renvoie inévitablement. Nous n’avions jamais perçu les liens évidents entre le jeu vidéo et le manga culte d’Akira Toriyama, mais cela saute aux yeux avec cette séquelle pas bien finaude. Un combat final « Kaijuesque » rétablissant la paix avant un énième sursaut attendu au cœur d’un troisième film qui ne devrait plus trop tarder. Mortal Kombat comble ses fans avec cette collection de films répétant inlassablement la sempiternelle histoire exploitée au cinéma et dans le jeu vidéo. Malheureusement dans ses déclinaisons animées, nous n’avons pas le droit à l’apparition de Rambo, Terminator ou même Robocop pour pimenter une formule terne. Les fans seront comblés à défaut du chaland restant sur sa faim. Le film d’Ethan Spaulding est une proposition adulte ne se permettant jamais la moindre pédagogie pour satisfaire le grand public. Un prolongement produit à destination d’un cercle fermé qui se congratulera du plaisir à jouir de cette aventure fun, mais dénuée d’impact.

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