Batman V Superman – L’Aube de la Justice : Ultimate Édition

Attendue depuis près de 15ans, la rencontre entre Batman et Superman en a déçu plus d’un. Suite aux critiques assez virulentes accusant Batman v Superman d’être un film asthmatique et incompréhensible, cette version longue a vite fait taire les détracteurs trouvant enfin sa véritable forme par un récit plus limpide – toujours imparfaite – édité en Ultimate Édition disponible depuis le 3 août 2016 en Blu-Ray & UHD-4K.

Batman v Superman trouve enfin son rythme adéquat à l’expression claire dans ses intentions avec trente minutes supplémentaires pour un nouveau long-métrage de 3h02. Cette version longue présente un tout autre film avec des séquences allongées ou modifiées dans le cœur du récit procurant un nouveau montage transcendant un chapitre super-héroïque sombre et captivant. Si la troisième partie ne bouge pas d’une séquence entre la machination de Lex Luthor, l’enlèvement de Martha et la grande bataille contre Doosmday, c’est le cœur du film amenant vers cette conclusion bien plus satisfaisante et sombre qui se montre chamboulé.

Batman v Superman : L’Aube de la Justice débute avec l’enterrement et les souvenirs du meurtre des parents de Bruce Wayne. Rien ne se modifie ou peu avec cette voix-off poussive ou l’image du soulèvement du jeune Bruce par les chauves-souris. Le film enchaine sur l’arrivée de Bruce Wayne à Métropolis pendant la bataille entre Zod et Superman concluant Man of Steel. L’introduction reste identique à la version cinéma. Une introduction apocalyptique ayant une force dramatique poignante pour un film de super-héros (la mort de Jack chez Wayne Enterprises). 
Ce nouveau montage se met en place à partir de la séquence à Nairobi en Afrique s’ouvrant sur Jimmy Olsen. L’un des personnages phares de l’univers de l’Homme d’Acier ne fera pas long feu, mais aura au moins le mérite de se présenter ici à Loïs Lane. La séquence retrouve toute son essence souhaitée par Zack Snyder et ses scénaristes, à savoir donner la teneur de l’histoire et la remise en cause par le gouvernement américain sur la dangerosité de Superman après l’assassinat des villageois africains par des mercenaires qui se révéleront être à la solde de Lex Luthor souhaitant faire porter le chapeau à l’homme d’acier. La scène est bien plus violente avec des gerbes de sang, mais surtout voit différentes parties y jouer une place centrale. Outre le massacre et l’acte terroriste, c’est le camouflé du gouvernement qui se met réellement en place, à peine souligné dans le premier montage par la présence de Jimmy Olsen, photographe/espion à la solde de la CIA. Superman intervient alors pour sauver la vie de Loïs Lane, possible dommage collatéral d’une situation que le gouvernement américain souhaitait faire disparaître. Sa présence va soulever alors toute l’intrigue de cette Aube de la Justice.

Avec ce director’s cut, Zack Snyder appuie l’émotion du long-métrage. La version vue en salles n’était qu’un brouillon de producteurs allant parfois trop à l’essentiel. Cette même séquence en Afrique se concentre sur le massacre, ces corps calcinés au lance-flamme par les hommes de main de Lex Luthor. Loïs Lane assiste désœuvrée à cette peinture macabre, une image qui la marquera tout le long de l’histoire, notamment à son retour à Métropolis et la scène de la baignoire où elle retrouve son chemisier ensanglanté et son bloc-note avec la balle. 
Clark Kent, qui presque absent dans le montage initial outre quelques séquences clés comme la soirée chez Lex Luthor, trouve dans cette version une intrigue propre via son enquête sur le Batman. Il va essayer de retrouver des informations sur l’homme retrouvé par les deux policiers dans le bâtiment avec les clandestins. Un prisonnier marqué au fer par la chauve-souris lui assurant une mort ici dévoilée en prison dans la cour des prisonniers, quand la précédente séquence se voit aussi agrémentée par une présentation distincte des deux fonctionnaires regardant le match de football tendu se jouant entre Gotham et Metropolis. 
Clark Kent essaie de lever le voile sur cette ombre de la mort jouant au justicier, enquête qui va le mener finalement à le combattre en tant que Superman. Une situation plus compréhensive et intéressante dans cette version où le personnage de Clark trouve enfin sa place idoine.

Batman v Superman : l’Aube de la Justice trouve une nouvelle forme grâce à cette Ultimate Édition. L’oubliable version salle était un produit de consommation apte à enchainer les projections pour les multiplexes. Une version déjà longue de 2h36 qui a trouvé son public à sa sortie peut être pas assez selon certains, cette aventure étant considérée comme un semi-échec. Un échec à relativiser se rattrapant sur le temps, Batman v Superman va retrouver son public avec cette nouvelle version bien plus apte à exprimer ses qualités fondamentales. Un chapitre sombre d’un univers cinéma DC Comics au caractère fort ne demandant qu’à s’émanciper. Après Man of Steel, cette tournure définitive par Zack Snyder donne une bonne indication sur l’approche et la perspective d’un arc émoustillant qui va voir prochainement Wonder Woman se la jouer solo en attendant enfin la Justice League au cinéma.

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