Shadowz : Plate-forme ambitieuse pour amoureux de cinéma de genre

Au mois de Mars 2021, Shadowz soufflera sa première bougie. Fort d’une campagne participative réussie, la plate-forme de SVOD française est entrée par la petite porte et a su conquérir son public grâce à son catalogue qualitatif et les choix éditoriaux pertinents qui la font vivre. Une plate-forme entièrement dédiée au cinéma de genre, une plate-forme fait par et pour les passionnés, une plate-forme qui propose un cinéma différent de celui déjà visible sur les autres mastodontes type Netflix ou Amazon Prime. Sur Shadowz, on y trouve du cinéma de genre qui a fait ses preuves, mais pas seulement. Des classiques italiens de Dario Argento, Lucio Fulci et consorts aux petites productions hongroises plus obscures, tout un pan du cinéma y est représenté, recouvert par un large spectre de sous-genres.

LA BAIE SANGLANTE, Mario Bava (1971)

Conçu pour séduire un public de niche, Shadowz n’a pas la prétention de verser dans le sectarisme pour autant. C’est une plate-forme qui s’adresse également à un public plus curieux. Soucieuse de rendre l’expérience la plus agréable possible, la plate-forme propose des fiches détaillées sur les films de son catalogue qu’elle accompagne de textes explicatifs permettant au spectateur de savoir quel type d’œuvre il s’apprête à regarder. Le site répartit ses films sous diverses catégories (Grands Classiques, Serial Killer, Shadowz Exclu, Courts-Métrages, Slasher, Woman Power…) et permet de guider au mieux le spectateur dans sa recherche. L’ergonomie y est pratique, sur le site, comme sur son application mobile. Il y a des tags qui pullulent dans tous les sens. Nous sommes sans cesse guidés pour nous aider à choisir au mieux le bon film qui correspond à nos envies. Shadowz grandit à sa propre vitesse. Elle est disponible, depuis, via l’abonnement Amazon Prime, ce qui permet de jouir de celle-ci directement via les box dédiées sans devoir passer par un système de Chromecast ou de brancher l’ordinateur à la télévision.

MARTYRS, Pascal Laugier (2008)

Loin, très loin, des projets consensuels que l’on retrouve sur d’autres plate-formes SVOD, le cinéma qui construit Shadowz s’apparente à celui qu’on louait au vidéo-club à l’époque. Ces petits films qui ont fait les grandes heures de notre cinéphilie sont enfin mis à l’honneur de la meilleure manière qui soit. Les sorties en vidéo-club étaient des rendez-vous que nous ne loupions sous aucun prétexte, toujours avide de découvrir les dernières pépites arrivées dans le rayon des films d’horreur. Un type de rendez-vous que nous vous proposons d’instaurer ici, chez Close-Up. En effet, notre partenariat récent avec Shadowz nous a poussé à vouloir ajouter notre contribution pour vos futures soirées. Chaque vendredi après-midi, nous vous proposerons la critique d’un film présent sur le catalogue Shadowz. Cette « Séance Shadowz » nous permettra de mettre en lumière des œuvres du genre qui ne font plus l’actualité, mais sur lesquelles il nous semble judicieux d’y mettre un nouveau coup de projecteur. Nous vous avons déjà parlé du superbe documentaire In Search of Darkness, disponible en exclusivité sur Shadowz, qui nous semble la meilleure porte d’entrée dans l’univers de la plate-forme. Une mise en bouche idéale pour les futurs programmes du week-end que nous vous préparons.

THE WITCH IN THE WINDOW, Andy Mitton (2018)

Si nous ne cachons pas tout le bien que nous pensons de la plate-forme, nous estimons que ceux qui en parlent le mieux sont encore les acteurs de celle-ci. Nous sommes allé à la rencontre d’Aurélien Zimmermann, chargé de projet chez Shadowz.

  • Racontez-nous la genèse de Shadowz. Comment est né l’idée de la plate-forme ?

Le projet est né au sein de l’équipe de VOD Factory, une entreprise spécialisée dans la création de plate-formes SVOD, la plupart du temps pour des clients extérieurs. Shadowz est un projet que nous avons développé 100% en interne et que nous gérons de A à Z. Il est né de la passion pour le cinéma de genre de certains membres de l’équipe.

  • Comment choisir les bons films ? Comment se démarque-t-on de la concurrence ?

Comme nous sommes nous-même fans de ce cinéma-là, souvent sous-représenté sur les plate-formes généralistes, nous savions immédiatement comment orienter le projet et comment parler à cette communauté. Quand on constate le nombre de festivals de cinéma de genre en France et leur succès, la pérennité de la presse spécialisée (Mad Movies, L’Écran Fantastique…) ou encore l’engouement autour du genre que l’on trouve sur internet et les réseaux sociaux, on se rend compte que c’est une communauté très forte, passionnée et soudée. Ce cinéma offre une telle diversité de styles, de discours et de sous-genres qu’on a, en quelque sorte, un geyser infini de films. Le tout est de faire les bons choix et de varier les plaisirs : du vieux, du récent, du culte, du méconnu, du gore, de l’horreur plus psychologique, des films venus de pays différents… La question pratique et financière entre bien sûr aussi en compte. On passe parfois à côté d’incontournables car l’on reste une entreprise à échelle humaine avec des moyens parfois limités. Mais on fait tout pour satisfaire le public et nos propres envies !

THE POOL, Ping Lumpraploeng (2018)
  • Parlez-nous des exclusivités Shadowz. Quels sont les critères pour avoir le label « Shadowz Exclu » ?

Les « Shadowz Exclu » sont des films qui n’ont jamais été distribués en France, que l’on déniche en festivals ou en fouillant les catalogues d’ayants-droits. Si un film attise notre curiosité, nous demandons un lien de visionnage privé au distributeur et si le film nous plaît nous entamons les négociations. On est très attaché au fait de proposer des exclusivités car cela permet d’offrir de la visibilité à des films de genre qui n’en ont pas eu en France. Et le cinéma de genre pullule de pépites inédites venues des 4 coins du monde. Notre dernière exclu en date est le documentaire In Search of Darkness, qui plonge pendant plus de 4h dans le cinéma d’horreur des années 80.

  • La plate-forme est divisée en diverses catégories bien précises, c’est un vrai temple du cinéma de genre. C’était important pour vous que le spectateur puisse trouver immédiatement ce qu’il est venu chercher ?

Bien sûr ! Nous nous adressons à un public d’initiés et il est donc important de proposer un système de recherche poussé qui met à disposition les différents sous-genres (Slasher, Survival, Giallo, Home-Invasion…). Nous attachons aussi beaucoup d’importance à l’aspect « edito » de la plate-forme en rédigeant souvent des petits textes qui situent le contexte du film et qui apparaissent sur la fiche de celui-ci. Il est primordiale pour nous de ne pas non plus perdre le spectateur plus occasionnel, qui n’est pas particulièrement spécialiste du genre mais qui a envie d’en découvrir plus. Chaque sous-genre est d’ailleurs agrémenté d’un petit texte explicatif sur sa page dédiée.

  • Il y a une mise en valeur du format court-métrage sur la plate-forme. Une proposition atypique, d’autant plus que vous vous focalisez sur du cinéma francophone. Comment déniche-t-on les meilleurs courts-métrages ? Y aura-t-il d’autres nations représentées par la suite ?

Pour nous, il est indispensable de proposer du court-métrage de genre, tant le format est un nid à talents qui ont besoin de plus de visibilité. Et comme, rien qu’en France, où le genre est souvent malmené, il y a d’innombrables courts-métrages passionnants, nous préférons nous concentrer là-dessus. De plus, de nombreux réalisateurs nous envoient directement leurs films donc si ceux-ci nous plaisent on est heureux de les montrer !

THE RAID 2, Gareth Evans (2014)
  • Shadowz est une plate-forme qui se construit et qui grandit petit à petit. Elle commence à avoir une sacré réputation auprès du public ciblé. Quels sont les projets à court et long terme dans son développement ?

L’arrivé de la plate-forme sur plus de supports. Nous sommes déjà disponibles sur Amazon Prime et via applications smartphones et tablettes, mais on souhaite débarquer sur les télévisions connectées, les box TV, consoles et autres… C’est un travail de longue haleine car, encore une fois, notre équipe est petite et cela dépend aussi des négociations avec les environnements de diffusion en question, mais nous y travaillons.

  • Y a-t-il des envies de production ? De futurs projets produits sous la houlette de Shadowz ?

Oui, c’est une envie que nous avons depuis le début. Mais il faut encore laisser le temps au service de se développer et de se faire une place. Mais on espère y venir un jour, car nous voulons faire vivre et soutenir le genre en France autant que possible.

Le point d’orgue de cette interview, et qui nous convainc définitivement des bienfaits du soutien qu’il faut apporter à Shadowz, c’est bel et bien leur envie de soutenir le genre en France. Compte-tenu du contexte actuel, le cinéma, d’une manière générale, risque de vivre des heures sombres. Nous ne nous sommes jamais cachés ces doutes au sein de nos lignes. Qu’attendre de l’avenir, surtout pour le cinéma de genre déjà malmené chez nous ? Tant qu’il y aura des passionnés comme les équipes de Shadowz, il y aura de l’espoir. Merci encore à Aurélien Zimmermann de nous avoir accordé de son temps. Quant à nous, chers lecteurs, nous vous donnons rendez-vous dès vendredi pour notre première «Séance Shadowz».

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Article réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la plateforme Shadowz.

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