Les Trolls : Chantons contre la Pluie.

Tantôt des billes, des Pogs, des figurines Dragon Ball Z, cartes Panini ou encore des Trolls, les trentenaires des années 2010/2020 se souviennent forcément de ses moments de récréation au cœur des années 1990, armés de leurs bananes autour de la taille avec presque toute leur vie à l’intérieur, prêts aux trocs ou à divers duels pour croître des collections ayant coûtées chers aux parents. Des modes éphémères qui se sont poursuivies avec les générations suivantes avec les cartes Pokémon ou Digimon.
Les Trolls ont eu leur période phare à voyager fièrement dans nos bananes personnalisées. Dès l’ouverture, leurs touffes de cheveux de toutes les couleurs et douces avec lesquelles on s’amusait à se caresser le menton. Il fallait les acheter chez le libraire ou la boulangerie,10 francs la figurine de 8 centimètres, pour ensuite échanger les doubles et compléter les fameuses familles. Un agréable moment nostalgique que ravive ce film utilisant opportunément les personnages pour une aventure haute en couleur pour les 6/7 ans.

Les Trolls ont été créés en 1959 par Thomas Dam. On sait peu de choses outre le fait d’en retrouver encore et toujours dans les caisses de jouets rangées dans les caves des maisons familiales. 
Après avoir été des jouets de collection populaires pour chaque enfant, Les Trolls deviennent les héros d’un film musical par l’auteur de Shrek et les studios Dreamworks. Produits de consommation massifs, Les Trolls sont connus pour leurs crêtes de cheveux fluo et magiques, créatures délirantes et joyeuses qui se retrouvent être les rois de la pop au cœur d’une histoire lasse pour un film binaire. Leur monde d’arcs-en-ciel et de cupcakes est changé à jamais lorsque leur leader Poppy, accompagnée de Branche et tous ses amis, doivent se lancer dans une mission de sauvetage qui les entraînera loin de ce petit paradis.
À savoir chez les Bergen, un peuple de Trolls hideux et dépressifs. Le film, simple comme bonjour, se joue sur cette dualité historique. Les Bergen cultivaient les Trolls sur un arbre sacré jusqu’au jour où les petites bêtes toutes joyeuses ont décidé de s’enfuir le jour du Trollstice. Le Trollstice était un jour spécial où les Trolls étaient cueillis dans l’arbre pour être mangé par les Bergen dans l’espoir d’être heureux.

Le film réalisé par Mike Mitchell ravive la flamme de ses petits jouets colorés, aujourd’hui oubliés, pour relancer l’exploitation de cette franchise pop et culte. Malheureusement, ce premier film n’aura que peu d’impact sur une jeunesse post-2000 hystérique et sollicitée de toute part. Les Trolls ne sont alors qu’un énième produit de plus soutenu par un gentil film de consommation. Une comédie musicale pétillante et colorée rythmant une histoire naïve et manichéenne.
On ressort forcément de la séance avec la banane pleine de bonnes émotions. Les Trolls est un anti-dépresseur assuré, ce genre de films qui peignent et enchantent vos mornes après-midis d’hiver. On lui reprochera seulement un manque de magie supplémentaire permettant à cet essai d’être un potentiel classique pour les enfants. 

Les Trolls est un divertissement pur et simple adéquat à égayer les après-midis des petits et grands. Une aventure musicale sympathique aux personnages colorés et féeriques qui ravivera à coups sûrs la nostalgie de trentenaires enchantés de redécouvrir des compagnons de récréation d’une époque révolue. Pour leurs enfants, le film s’évanouira rapidement laissant plus volontiers le souvenir impérissable d’un Disney ou un Pixar bien plus digne.

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