Le Roi Lion : Le roi des classiques

« Hakuna Matata »
« N’oublie pas qui tu es »
« Et oui, le passé c’est douloureux »
« On m’appelle, MONSIEUR PORC »

S’il y a bien un classique d’animation Disney qui ne manque pas de citations, c’est bien Le Roi Lion. Sorti en 1994, il est le 43è classique d’animation Disney. Et non des moindres, il est certainement le plus grand classique d’animation du studio, au coude à coude avec Aladdin. Si on parle de lui aujourd’hui, vous le savez sans aucun doute, c’est grâce a son adaptation en « live capture » réalisé par Jon Favreau. En à peine une année, trois grands classiques auront été « capturés » et mis en vie parmi Dumbo, Aladdin et maintenant Le Roi Lion.

Ce serait un réel affront de vous raconter le synopsis alors passons directement à une analyse un peu plus approfondie. Et qu’est-ce qu’on aurait à analyser tant ce long-métrage nous raconte une foultitude de choses. Rétroactivement, on se rend compte de la multiplicité des messages du film. Visuellement, Le Roi Lion a permis de faire avancer la technologie en terme d’animation, une année avant la production de Toy Story. La fameuse séquence des gnous étant l’une des toutes premières à avoir utilisé le numérique et le CGI. Un long-métrage en avance sur son temps comme s’est toujours complaît Disney depuis Blanche-Neige. Disney ne se privera point alors de le convertir en 3D pour une nouvelle sortie au cinéma en 2012. Ainsi, il est l’un des seuls films à avoir eu autant de succès aussi bien en 2D qu’en 3D. Et en dehors de toutes techniques, il faut bien admettre que Le Roi Lion offre des paysages tout a fait magnifiques et des plans absolument dantesques tout en étant rythmé par des répliques cultes, atouts majeurs qui comblera votre vocabulaire pour le restant de votre vie.

Mais Le Roi Lion peut également trouver son actualité par ses messages. Le film étant le seul chez Disney (avec Zootopie depuis) à mettre en scène exclusivement des animaux, il est surprenant de constater qu’il épouse un message écologique et vegan en 1994. Mufasa explique à son fils qu’il ne faut pas chasser pour chasser et que la nature se régule elle-même par un équilibre constant. Ce n’est donc pas étonnant de voir qu’un lion peut vivre en harmonie avec un phacochère. Lorsque Scar prend le pouvoir, en dehors toute analogie nazie, on constate surtout une terre devenue aride et un paysage dénué de vie, qu’elle soit animale ou végétale. Une manière de constater que sans l’homme, la nature parviendrait à vivre en toute symbiose et qu’elle prospérerait sans le moindre mal. Ici Disney installe les prémices de problématiques écologiques de notre temps, on ne « chasse » plus pour se nourrir, mais parce qu’on en a la possibilité.

Sous un autre angle, on peut voir le film comme un passeur de leçons. Au même titre que son message écologique, il y a plusieurs symboliques qui s’entrechoquent dans leur volonté de transmettre et d’apprendre. Tout au long du film, Simba n’est qu’un recueil de ce que la vie lui apprend et de ce que ses amis lui intiment de faire. Entre Mufasa, Scar, Nala ou Timon et Pumbaa, il est entouré de « professeurs » qui le guident in fine dans la bonne direction. À lui de trouver sa voie comme le dit si bien Rafiki, et de ne pas oublier sa nature et son destin comme le rappelle si pertinemment le fantôme de son défunt père. Cette initiation vitale pour Simba l’est alors pour nos bambins comprenant de ne jamais oublier ses racines, ses valeurs et toujours avoir confiance en soi.

On vous laisse tout le loisir de découvrir ou redécouvrir l’un des chefs d’œuvres de l’animation du cinéma contemporain. Le Roi Lion est un pur régal procurant toujours autant de frissons dans ses séquences clés. Nous n’avons plus qu’à espérer une adaptation live en bonne et due forme, capable de retranscrire l’intégralité des messages que le long-métrage d’animation originel était capable d’offrir. Et de reproduire avec autant de rythme et de grandiloquence ses scènes dantesques qui ont fait de ce film le classique incontournable qu’il est aujourd’hui.

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