Bloody Week-End 2019 : 10 ans de sang et de sueurs !

Le Bloody Week-end s’est fait remarqué par un furieux bouche-à-oreille, des partages sur les réseaux sociaux et une bande d’inconditionnels s’y rendant depuis une dizaine d’années. Dix ans que le Bloody Week-End existe par l’énergie de Loïc Bugnon et sa femme Aurélie qui organisent l’événement à la sueur de leurs fronts et la force de leurs bras. Il y a une certaine dose de convictions à poursuivre chaque année. Il en faut du courage pour ameuter tout ce beau monde dans l’Est, à Audincourt plus précisément, sans réelles dessertes. Un bouchon de voitures d’horizons lointaines qui s’agglutinent sur cette pointe Est pour trois jours d’enfer. Dix années que le Bloody Week-End existe et en cette année 2019, le festival était attendu au tournant. Avouons qu’il n’a pas répondu à toutes nos attentes.

Esplanade de la Filature – Audincourt

Cela fait quelques années que nous entendons parler du festival se déroulant à Audincourt. Des camarades ou proches enthousiasment de s’y rendre chaque année pour les premiers jours de juin. Nous avons alors rejoint l’année dernière ce petit monde pour la 9e édition incognito pour prendre le pouls. L’événement nous conquiert, amusés de cette réunion de fans qui discutent autour d’une Bloody bière se buvant par litre. Le Bloody est une manifestation ambitieuse où il y a encore un peu de travail, mais il est une véritable promesse. Le festival arrive de loin et a grandi au fil des années d’une réunion de fans dans une petite salle à un espace géant aujourd’hui, où les exposants se battent pour trouver leurs places.
La précédente édition cumulait quelques attractions faisant vivre le rassemblement entre un parcours horrifique dans le noir poursuivi par des Clowns psychopathes ou un récit interactif mettant en scène les participants face à Jason Voorhees, le célèbre tueur masqué. Le festival se nourrissait d’événements et d’interactions pouvant parfois lier les festivaliers à la discussion. Des rencontres se font et des amitiés se créent pendant le Bloody Week-End, et c’en est l’une de ses grandes forces.

Quand l’on parle de rencontres, il y a celles faites avec les professionnels, invités et jury débarquant du monde entier dans l’Est de la France pour rencontrer les fans et leurs publics. L’année dernière étaient réunis Marcus Nispel (président), Fred Williamson, Jeff Lieberman, Pascal Laugier, Xavier Gens ou encore Robert Kurtzman. Un casting essentiellement masculin qui aura assuré le show, notamment le président, Marcus Nispel, réalisateur des remake de Massacre à la Tronçonneuse et Vendredi 13, mais aussi de la nouvelle aventure de Conan. Une fête à laquelle le réalisateur a pris part pour des séances de dédicace totalement cinglées. Un bonheur.

Cette année, pour sa date anniversaire, le festival n’a pas le sang chaud. Peu ou pas d’activités au compteur, peu d’animations outre les sempiternels concours de Scream Queen, de cosplays et démonstrations de danse et un concert gênant cassant les oreilles à tout le monde le samedi soir. L’anniversaire se fête dans l’intimité, trop peut-être. Pour les journalistes que nous sommes, le week-end s’est rapidement rempli entre les rencontres/interviews et rendez-vous avec les partenaires présents sur l’événement, mais on aura vite fait le tour du Bloody cette année. Les exposants sont présents pour assurer aux festivaliers le temps de quelques emplettes. L’organisation a aussi vu les choses en grand avec un camion de projection spécialement déniché pour l’occasion, accessible avec les pass journée ou festival, ou au tarif de 5€ la séance même pour les accrédités. Le camion résulte comme la seule réelle attraction des trois jours. Une petite salle coquette qui aura fait le plein pour découvrir quelques longs-métrages en hommage aux invités comme I Spit on Your Grave avec Camille Keaton, L’Au-Delà avec Catriona MacColl et Fabio Frizzi, compositeur de la musique du film ou encore I am Nancy, documentaire avec Heather Langenkamp, présidente cette année.

Le jury au complet au côté d’Aurélie Bugnon (avec le micro) : Catriona MacColl; Martine Beswick; Fabio Frizzy; Heather Langenkamp; Laurent Melki.

Les invités justement, seule et réelle attraction de cette 10e édition du Bloody Week-End qui réussit l’incroyable challenge de réunir un panel de stars chaque année pour le plus grand plaisir des cinéphiles et fans. Loïc Bugnon a souhaité pour les 10 ans réunir un casting exclusivement féminin en opposition à l’édition de l’année dernière. Une sélection de choix et de grande classe avec Martine Beswick, célèbre James Bond girl dans Bons Baisers de Russie et Opération Tonnerre, Camille Keaton célèbre pour son rôle dans I Spit on Your Grave, Catriona MacColl star dans Lady Oscar de Jacques Demy ou L’Au-Delà et Frayeurs de Lucio Fulci. La réunion se concluait avec Heather Langenkamp, présidente du jury reconnue pour son rôle dans la saga de Wes Craven, Les Griffes de la Nuit. Elle y apparaissait dans les premier, troisième et septième volets de la saga, rôle qui assurera sa carrière et l’amour des fans.
Ce qui est incroyable au Bloody Week-end, c’est la proximité avec les invités. Ils déambulent dans les arcanes de l’esplanade, il n’est pas rare de les croiser à la cantine ou à la sortie des projections. Les invités sont disponibles, prompts à faire des photos ou signer des autographes, même en dehors des sessions organisées au tarif de 25€.
Ce qui plaît et nous fait revenir chaque année, en dépit des 600 Km qui nous séparent, c’est le côté populaire de l’événement. Il gagnerait à devenir plus professionnel pour assurer une proximité avec les médias travaillant sur le relais des communiqués et événements du festival. Mais là n’est pas le sel du Bloody qui s’échine chaque année à créer la proximité entre le public et les stars qui se déplacent toujours avec le sourire. Des étoiles de l’horreur et du fantastique internationales et des artisans français avec lesquels les fans peuvent échanger. L’année dernière, c’était notamment le cas avec Xavier Gens et Pascal Laugier. De véritables moments privilégiés pour beaucoup de visiteurs. 

Les exposants au Bloody Week-End

Le Bloody est une étape devenue cruciale pour tout adepte de fantastique et d’horreur en France. Loïc Bugnon et sa femme ont réussi l’exploit d’installer un événement convivial et sanglant au cœur de la région Grand-Est. Un festival que l’on espère voir grandir encore et encore, malgré le manque de soutien et des budgets limités. Un problème récurrent pour tous n’empêchant jamais la réalisation de ses rêves. Du courage et une passion dévorante permettent à Aurélie et Loïc de concrétiser l’impossible, à savoir un rassemblement chaleureux début juin de chaque année pour célébrer la passion du fantastique et de l’horreur, mais surtout du cinéma dans sa globalité. Merci et chapeau à eux.

1 Commentaire

  1. Votre article est juste mais manque un peu de recherche. Le festival à 10 ans et peine à se renouveler pour une bonne raison, ceux qui ont des idées sont ceux qui étaient bénévoles dans les 1ères années mais ils ont soit été virés soit parti d’eux même. Le bénévole n’a pas son mot à dire et c’est dommage, la fête d’anniversaire de loic… Pardon, le festival à du potentiel mais n’est pas exploité. Ça fait 10 ans et on dirait toujours que cest un festival amateur avec des invités inconnue de monsieur tout le monde, toujours les mêmes exposant et les mêmes activités… enquêtez sur les bénévoles qui sont la depuis le début, vous verrez qu’il n’y en a aucun.

2 Rétroliens / Pings

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