Girls With Balls : Jeu, set et match !

Maquilleur de cinéma sur les effets spéciaux de plus de 70 films (dont Leatherface, Grave ou encore Un couteau dans le cœur), Olivier Afonso passe à la réalisation avec Girls With Balls, un projet mûri depuis plusieurs années, biberonné aux films de genre avec un amour sincère et une belle ambition, mêlant comédie pure et effets gores sacrément réjouissants. Typiquement le genre de film qui trouve parfaitement sa place en festival et dans le cadre de l’édition 2018 du PIFFF, il était grand temps qu’un film aussi jouissif pointe le bout de son nez !

 Girls With Balls c’est donc l’histoire d’une équipe féminine de volley-ball qui, après avoir gagné un match, s’égare dans une forêt et tombe sur une bande de rednecks locaux, chasseurs dégénérés menés par Denis Lavant qui décident de poursuivre les donzelles et leur coach pour s’amuser un peu avec. Les filles vont alors devoir faire preuve d’esprit d’équipe si elles veulent sortir vivantes de cette épreuve qui les confronte au passage à leur vraie nature… Un pitch tout ce qu’il y a de plus classique mais élaboré avec un véritable amour du genre, généreux dans ses effusions de sang et avec un vrai sens de la comédie.

Ce mélange, que l’on est peu habitués à voir en France (là où des films comme Shaun of the Dead ou Tucker & Dale fightent le mal sont plus faciles à produire en Angleterre ou aux États-Unis) fait d’autant plus plaisir à voir que l’équilibre ménagé par le film est savoureux. Certes, Girls With Balls ne fait guère dans l’originalité quant à ses chasseurs, des trognes dégénérées comme on en voit beaucoup dans le genre. Mais si l’écriture des personnages est surprenant, parvenant à faire exister un peu de temps tous ses personnages féminins, interprétés par d’épatantes actrices que l’on devrait voir plus souvent (en ce qui concerne Camille Razat, déjà remarquée dans Ami-Ami ou L’amour est une fête, on n’a d’ailleurs aucun doute). Toutes ces actrices, accompagnées par un Artus déchaîné et par une poignée de guests improbables (dont Orelsan en cow-boy chantant narrant le film), sont formidables et rendent leurs personnages attachants. Le film surprend également en n’allant pas forcément là où on l’attendait, en témoigne la trajectoire du personnage de grande gueule interprété par Manon Azem.

Hautement réjouissant, férocement drôle, bourré d’énergie et d’envie, Girls With Balls régale par ses répliques qui font mouche, par sa mise en scène dynamique et par sa réjouissante bonne humeur communicative. Sans renouveler le genre ou faire des étincelles avec, Olivier Afonso a néanmoins réalisé un pur plaisir coupable, le film idéal à regarder entre potes en festival (ou même entre potes sans festival ou en festival sans potes) pour passer un bon moment. Que demander de plus ?

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