Predator : Premier contact avec la faune locale

À l’occasion de la sortie de The Predator le 17 octobre prochain, penchons nous sur la saga éponyme, à commencer par le premier volet, Predator sorti en 1987. Avec la magie des années 80 et des films d’action, Predator trouve sa source dans la saga Rocky. En effet, après Rocky 4 une blague à commencer à se répandre à Hollywood comme quoi le prochain adversaire que devrait affronter Rocky Balboa, maintenant à court d’adversaires sur Terre, serait E.T., l’extra-terrestre. D’où l’amorce d’une idée pour un scénario écrit par les frères Jim et John Thomas, auteur des deux premiers Predator, du Wild Wild West avec Will Smith et de Mission to Mars de Brian de Palma. Le projet est repris par la 20th Century Fox et la réalisation est confiée à John McTiernan, qui réalisera plus tard les premier et troisième opus de Die hard, À la poursuite d’Octobre Rouge ou Last Action Hero.

Dutch (Arnold Schwarzenegger) et son équipe sont contactés par Dillon (Carl Weathers) pour réaliser une extraction au cœur des jungles du Guatemala. Arrivés, ils retrouvent l’épave d’un hélicoptère abattu et des corps dépecés qu’ils identifient comme une unité d’armée des forces spéciales. Alors qu’ils se frayent un chemin dans la jungle jusqu’au point d’extraction, ils sont observés par une créature inconnue à vision thermique, le Predator.

Pourquoi Predator a laissé une telle emprunte dans la culture populaire au point qu’un nouveau film sorte en 2018, soit une trentaine d’années après les débuts ? Pour la même raison qu’on a de nouveaux films Alien, de nouveaux épisodes Star Wars ou de nouveaux affrontements contre le Terminator… Vous connaissez les raisons, mais c’est un autre débat. En revanche, comment Predator a laissé son emprunte dans la culture cinématographique des films d’action et de SF ? Cela est déjà plus intéressant.

À l’époque, Arnold Schwarzenegger, avant Predator, a eu trois gros rôles, Conan le Barbare, le Terminator et John Matrix de Commando. À cette époque, Schwarzie ne brillait pas par son jeu d’acteur, mais on ressentait déjà un investissement à ne pas dénier chez lui. À tel point qu’il a manqué le dîner de répétition de son mariage avec Maria Shriver durant le tournage de Predator. Il reste très proche de ses précédents rôles dans Predator, entre muscles/charisme associés à des punchlines et des one-liners entêtants.

Le culte autour du film doit aussi beaucoup à son monstre et à son apparence. L’extra-terrestre n’a vraiment pas une gueule de porte-bonheur. Mais le costume est une réussite aussi bien technique, comparée aux précédentes versions dans lesquelles Jean-Claude Van Damme, encore retenu pour le rôle, se plaignait d’avoir trop chaud et tombait souvent dans les pommes. Il est une réussite en terme de design notamment. L’exportation du Predator dans l’inconscient collectif repose essentiellement sur le design crée par Stan Winston. Un monstre des effets spéciaux ayant travaillé entre autres sur les dinosaures de Jurassic Park, Terminator ou encore Aliens. Même sans avoir vu aucuns films, n’importe qui est capable de reconnaître le Predator.

Quand bien même Predator doit à la présence de la star Schwarzenegger et à son monstre, le point d’orgue du film est sans conteste la réalisation de John McTiernan, un pilier des films d’action de ces trente dernières années. Tout dans ce film n’est qu’une machine à testostérone et à adrénaline. Preuve en est avec la séquence d’introduction avec l’arrivée d’un vaisseau spatial sur Terre ou l‘arrivée des mercenaires en hélicoptère avec le théme culte d’Alan Silvestri en fond. Alan Silvestri qui, avec un curriculum long comme un jour sans pain, a signé la composition d’une grande partie des films de Robert Zemeckis et a récemment oeuvré pour Avengers : Infinity War. Son thème pour Predator s’inscrit alors dans les mémoires collectives et devenir l’un des « Main Titles » cultes du film d’action et de la SF dans le cinéma contemporain.

Le Predator de 1987 est un film culte et une pierre angulaire du cinéma d’action moderne car sans lui, pas de John McTiernan, pas de Die Hard ou de Last Action Hero. Le Predator a marqué le paysage cinématographique au même titre que le Xénomorphe de la saga Alien. Reste maintenant à voir ce que donnera The Predator de 2018.

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